L’Indus, un fl euve au bassin très convoité

Alain Lamballe1

Résumé
Fleuve international dont le bassin s’étend sur quatre pays (Pakistan et Inde surtout mais aussi Chine
et Afghanistan), l’Indus suscite des tensions entre les pays concernés.

Un traité de partage des eaux du bassin de l’Indus a été conclu qu’en 1960 mais ilne concerne que l’Inde et le Pakistan, ce dernier étant de moins en moins satisfait de l’usage qui en est fait par New Delhi. De plus des tensions apparaissent de plus en plus à l’intérieur même de chaque État à cause d’un partage des ressources hydriques jugé inéquitable.

Avec un parcours de 3600 kilomètres, l’Indus est le 22e plus long  euve du monde et le 9e d’Asie. Il est alimenté par le château d’eau formé conjointement par la chaîne del’Himalaya et le plateau du Tibet. Naissant dans la partie occidentale du Tibet, il parcourt la partie du Cachemire administrée par l’Inde puis la partie du Cachemire administrée par le Pakistan avant de traverser le Pakistan du nord au sud et de se jeter dans l’océan Indien à l’est de Karachi. Des a uents l’alimentent sur ses deux rives, dont plusieurs, en particulier la rivière «Kaboul» viennent d’Afghanistan et d’autres de l’Inde dont la Sutlej, originaire en fait elle aussi du Tibet. Sur la première partie de son trajet, l’Indus est alimenté, comme ses premiers a uents, par la fonte annuelle des neiges au printemps et
pendant la saison estivale. Il l’est ensuite plus au sud sur les contreforts montagneux et les plaines par la mousson active en été.
S’étendant sur quatre pays, le bassin de l’Indus couvre une super ciesupérieure à 1,1million de km 2 répartie de la manière suivante: 47 % au Pakistan, 39 % à l’Inde, 8 % à la Chine et 6% à l’Afghanistan. Le Pakistan et l’Inde sont donc les deux principaux pays concernés.
Fleuve international, l’Indus suscite des tensions entre le Pakistan, pays le plus en amont et l’Inde, ainsi qu’entre le Pakistan et l’Afghanistan. Sagestion pose par ailleurs de sérieux problèmes au sein même de l’Inde mais plus encore du Pakistan. L’accroissement démographique et le changement climatique nécessitent d’urgence une entente internationale et des réformes profondes de la gestion de l’eau.

Article

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(1)LAMBALLE Alain, général de brigade (cadre de réserve). St-Cyr. Docteur en sociologie politique. Diplômé de l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales (INALCO) en hindi, ourdou et hongrois. Diplômé
de l’université de Delhi en hindi. Diplômé du Centre des Hautes études sur l’Afrique et l’Asie Modernes (CHEAM). Membre de l’Académie des sciences d’outre-mer. Membre de la Société d’histoire générale et d’histoire diplomatique.
Membre d’Asie 21/Futuribles. Correspondant géopolitique de Be Water One. Président d’honneur de l’association Asie Moyen-Orient/Institut des Hautes Études de Défense Nationale (AMO/IHEDN).

 

 

 

 


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